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Modèle d’Augsbourg

Voir également « Pigeonniers contraceptifs »

Le concept d’Augsbourg pour la gestion des pigeons des villes s’est établi comme un modèle efficace et respectueux des animaux pour réguler les populations de pigeons urbains. En remplaçant les œufs pondus par des œufs factices, la population est contrôlée de manière naturelle, ce qui réduit considérablement les maladies ainsi que les salissures causées par les fientes de pigeons. Les pigeonniers sont installés de manière ciblée là où les pigeons nichent déjà, tandis que les sites de nidification sauvages sont fermés afin d’encourager l’utilisation des pigeonniers. Une alimentation adaptée à l’espèce, un nettoyage régulier et un suivi médical garantissent le bien-être des animaux. Parallèlement, la population est sensibilisée et, si nécessaire, des interdictions de nourrissage sont mises en place.

Grâce aux pigeonniers encadrés, les villes, les communes, les entreprises et les particuliers contribuent non seulement de manière efficace à la résolution du problème des pigeons, mais jouent également un rôle pionnier exemplaire.

Les documents suivants fournissent des informations importantes et instructives (allemand) :

Modèle bâlois ou modèle d’Augsbourg ?

Le modèle bâlois est né à la fin des années 1980 sous la forme d’un projet commun de recherche et de mise en pratique mené par l’Université de Bâle, la Protection suisse des animaux des deux Bâle et les autorités municipales, sous la direction du professeur Daniel Haag-Wackernagel. L’objectif du projet était d’étudier scientifiquement les causes des importantes populations de pigeons des villes et d’expérimenter de nouvelles formes de gestion des populations de pigeons.

À partir de 1988, des pigeonniers encadrés ont notamment été mis en place afin d’observer les populations de pigeons et de procéder au remplacement contrôlé des œufs. Parallèlement, une campagne d’information publique a été menée sur le rôle du nourrissage comme facteur influençant la croissance des populations. Comme, dans les pigeonniers bâlois, on a volontairement renoncé à une alimentation adaptée aux besoins de l’espèce et que les effectifs ont diminué, un lien entre le comportement de nourrissage et l’évolution des populations a été établi — un lien qui est encore cité aujourd’hui.

L’approche bâloise comprenait toutefois également des réductions d’effectifs par l’abattage d’animaux. Cette pratique est aujourd’hui évaluée de manière critique et soulève des questions quant à la transférabilité et à l’efficacité du modèle. Selon les indications de Haag-Wackernagel, plus de 8 000 pigeons ont été tués à Bâle entre 1988 et 1992.

Un document de la Société juridique allemande pour le droit de la protection animale (Deutsche Juristische Gesellschaft für Tierschutzrecht e. V.) apporte un éclairage important sur cette évolution historique (en allemand):

Poursuite du développement du concept de Karlsruhe pour les pigeons des villes : « modèle bâlois » ou « action d’Augsbourg » ?